- Déclaration sur le passage du projet de loi de privatisation au sénat
Prochaines étapes de l’action contre la privatisation de La Poste, pour le débat public et un référendum sur le service public postal.
La motion référendaire tendant à proposer au Président de la république de soumettre au référendum le texte de loi postale a été rejetée par les sénateurs lors de la session du 4 novembre 2009 à 184 voix contre et 153 pour.
Ce rejet témoigne du peu de cas qui est fait des 2,3 millions de voix qui se sont exprimées lors de la votation citoyenne sur le devenir de La Poste.
Ce déni de l’expression populaire se manifeste aussi par la volonté du gouvernement de couper court à tout débat en ayant recours à la procédure accélérée pour examiner ce projet de loi et au scrutin public, qui permet à la droite de faire passer des amendements tout en désertant les bancs du Sénat.
Le comité national :
demande la levée de la procédure d’urgence sur un projet de loi de la plus haute importance pour le service public
Le retrait du projet de loi
exige la tenue d’un débat public sur le devenir de La Poste
appelle à la poursuite et au développement de la mobilisation citoyenne autour de la campagne « j’écris au Président » tout au long du mois de novembre afin que des millions de cartes demandant un référendum soient envoyées à l’Elysée, et à la multiplication des initiatives et débats publics au niveau local
appelle à une journée nationale de manifestations décentralisées et de mobilisations citoyennes le 28 novembre 2009.
contacts : 06 08 64 77 17 – 06 85 76 20 91 – 06 81 15 04 33 06 80 35 69 53 http://www.appelpourlaposte.fr
En cette nouvelle rentrée scolaire 2009-2010, l’ambiance est plutôt morose, sur fond de « réformes », d’euthanasie de la vie syndicale, sans parler de l’omniprésent rideau de fumée de la grippe A (H1N1)… et des perspectives économiques prétextes à des suppressions massives d’emploi et de précarisation généralisée. Lors de la précédente année scolaire la convergences des luttes n’a encore été qu’un leurre énorme, une mascarade entretenue savamment par les grosses centrales syndicales. Celles ci, plus occupées d’asseoir leur place au chaud des différents fauteuils ministériels, n’ont pas voulu profiter de toutes les perches tendues par les longs mouvements lycéen et étudiant. Force est de constater une fois de plus que ce ne sont pas des grèves d’une journée, très catégorielles qui pourront apporter une réponse quelconque aux différentes revendications. Le mouvement des désobéisseurs dans le premier degré nous montre la voie : soyons unis, tenaces, teigneux...* et ne laissons pas quelques un-e-s s’essouffler... N’oublions pas que c’est l’avenir de l’école laïque et publique qui est en danger. Refusons en masse les heures supplémentaires, la mise en place des soutiens bidons, l’expérimentation des jardins d’éveil, les étouffements progressifs de toute innovation pédagogique, les tentatives de la remise en cause de la parité...
Le sentiment d’impuissance général doit pas nous inciter à réagir. Notre action personnelle
et collective est possible ici et maintenant : dans notre école, collège, lycée, université. Nous rappelons que refuser les « heures sup » permet d’enrayer les suppressions d’emplois et la précarisation de l’enseignement et de l’éducation. Partageons le travail !Aujourd’hui, il faut bien se rendre compte que nos statuts évoluent tellement vite que même la sécurité de l’emploi n’est plus garantie. « Après moi le déluge ? »
* La lutte paie ! Certains de nos camarades désobéisseurs ont eu gain de cause grâce à la solidarité des parents d’élèves, de maires… L’État a été condamné à payer 1000 € à Erwan REDON et à Christine JOUSSET par décision du tribunal administratif de Marseille : belle victoire de la conscience professionnelle sur l’aberration des diktats politiques ! Une autre école est possible en fédérant les énergies individuelles dans l’action collective !